Les Pays membres de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) ont annoncé conjointement, mardi 18 Mars 2025, leur retrait de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). Une décision collective qui précède celles individuelles prises le 28 Février dernier par le Burkina Faso et le 07 Mars par la République du Niger, accusant l’organisation d’ingérence et d’attitude condescendante.
Pour les trois (03) pays qui se sont engagés sur la voie de l’autodétermination, c’est une manière de réaffirmer leur engagement pour la souveraineté totale et la satisfaction des aspirations profondes de leurs peuples. La République du Mali a affirmé qu’il ne servait à rien de « demeurer membre d’une organisation aux agissements incompatibles avec les principes constitutionnels (…) fondés sur la souveraineté de l’État ».
Pour le Burkina Faso, « il ne saurait poursuivre sa coopération avec une institution qui ne répond plus à ses attentes légitimes en termes de justice, d’égalité et d’équité ». Autant d’accusations qui font de l’Organisation Internationale de la Francophonie une institution partiale et indésirable ces pays du Sahel, et bientôt probablement dans d’autres pays de l’Afrique francophone.
Manuella B.